L’angoisse et l’inquiétude ont imposé aux personnages de faire recours aux anachronies narratives dans La fin de la nuit de François Mauriac et Bleu-Blanc-Rouge d’Alain Mabanckou.

Toute l’intériorité de Thérèse Desqueyroux et Massala-Massala est exposée à travers une narration qui charrie les monologues intérieurs de ces personnages tourmentés par leur condition existentielle.

Dans leur quête du salut et de la réussite sociale, ils replongent dans leur passé tumultueux ou prophétisent l’avenir.

Ces analepses et prolepses créent des trous dans le récit qui devient béant, obstruant ainsi la logique et la cohésion de la trame narrative.

C’est donc l’écriture qui est déconstruite dans ces deux romans, exigeant une reconsidération de l’herméneutique du texte littéraire et une réception intelligente pour décoder le récit.

ZIGLOBITHA

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