La présente étude qui montre la nécessité de documenter les langues ivoiriennes s’appuie sur les résultats d’une évaluation de leur niveau général de vitalité faite à partir de 8 des 9 critères édictés par l’UNESCO.

L’analyse des données recueillies révèle qu’elles sont toutes en danger ; seulement 5 sur la soixantaine de langues ivoiriennes sont parlées par plus d’un million de personnes, soit par plus de 5% de la population totale estimée à 22.671.331, selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2014.

Elles subissent les influences des mutations sociales et du brassage culturel qui entraînent une rupture progressive de leur chaine de transmission intergénérationnelle.

Aussi, étant en dehors des circuits officiels, confinées dans leur rôle traditionnel de véhicule de communication inter et/ou intracommunautaire, ces langues ne parviennent pas à apporter des réponses idoines face aux nouveaux domaines et médias.

Il n’existe pas non plus de manuels pédagogiques dédiés à l’apprentissage de ces langues si bien que leur accès à l’écrit est drastiquement limité. Tout ceci impacte négativement les attitudes des populations vis-à-vis de ces langues dont la documentation permettra de préserver les patrimoines culturel et linguistique que véhiculent ces langues qui jouent un important rôle dans le processus d’élaboration et de mise en oeuvre des politiques de développement économique et social.

Elles concourent aussi au développement social, intellectuel et culturel de l’individu.

ZIGLOBITHA

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